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BTP

Pointage des ouvriers sur chantier : sortir du papier

Salariés et journaliers de chantier : limites du cahier, pointage géolocalisé ou par chef d’équipe, registre des journaliers, coût réel par chantier.

Équipe Weplanify21 Juin 20265 min de lecture

Pointer un chantier, c’est constater l’effectif, pas le déclarer

Pointer les ouvriers d’un chantier, c’est enregistrer chaque matin qui est réellement arrivé, sur quel chantier et à quelle heure, puis le comparer à l’effectif prévu, pour les salariés comme pour les journaliers. L’écart entre les hommes annoncés par le chef et les hommes arrivés est exactement ce que le cahier ne montre jamais.

Sur beaucoup de chantiers, une bonne part des présents n’a ni contrat ni bulletin. Le vendredi, on paie en espèces contre une signature dans un cahier. C’est là que l’argent part sans trace : un effectif déclaré plutôt que constaté, un habitué inscrit sous deux orthographes et payé deux fois, une enveloppe qu’aucun chantier ne porte dans son coût.

Le cahier et le fichier Excel : où ils cassent

  • la feuille est remplie en fin de semaine, de mémoire, par celui qui a aussi dirigé les travaux ;
  • plusieurs chantiers font plusieurs cahiers, consolidés au bureau avec une semaine de retard, quand ils arrivent ;
  • le même journalier apparaît sous deux noms, et personne ne le voit avant le paiement ;
  • les heures au-delà de l’horaire n’existent que si quelqu’un pense à les noter ;
  • rien ne relie la journée payée au chantier qui l’a utilisée : le coût de main-d’œuvre par chantier reste inconnu.

Un fichier Excel règle la lisibilité, pas la vérité du terrain. Il reste utile pour un seul chantier avec une équipe fixe : notre feuille de pointage mensuelle tient une ligne par ouvrier et un jour par colonne, et elle ne vérifie aucune règle légale. Dès le deuxième chantier ou le premier journalier, il faut autre chose.

Trois façons de pointer sur un chantier

Il n’y a pas de bon mode dans l’absolu, il y a celui qui correspond à la personne et au terrain.

  • La géolocalisation : l’ouvrier pointe avec son téléphone, et le pointage n’est accepté que dans le périmètre autorisé autour du chantier. C’est le mode des équipes qui changent de site.
  • Le QR code : une affiche à la base-vie, et le téléphone de l’ouvrier. Aucun matériel à acheter.
  • Le pointeur : le chef d’équipe pointe pour toute son équipe depuis son propre téléphone, en cochant les absents ou en pointant tout le créneau à partir des heures prévues. C’est la réponse pour ceux qui n’ont pas de smartphone.

Trois règles pour que le pointage vaille quelque chose : pointer à l’arrivée et au départ, pas seulement le matin ; corriger un oubli avec un motif et le nom de celui qui corrige ; lire l’écart entre affectés et pointés par chantier le soir même, pas à la fin du mois. Un pointage fait sans réseau n’est pas un problème s’il est conservé sur le téléphone et envoyé quand la connexion revient.

Le pointage géolocalisé traite des données personnelles : informez les ouvriers, limitez la position au moment du pointage, et suivez les règles de votre pays. Au Sénégal, voir notre article sur le pointage des employés et la CDP.

Les journaliers : un registre, une journée validée, un règlement avec trace

  1. Le registre : chaque habitué est inscrit une fois, avec son nom, son téléphone, sa pièce d’identité, son poste, son taux habituel et sa photo.
  2. L’arrivée : chaque matin, on retrouve la personne par son numéro avant de l’inscrire ; si elle est déjà connue, sa fiche s’ouvre au lieu d’en créer une seconde. Une personne, une venue par jour.
  3. La feuille de journée : en fin de journée, effectif et montant sont arrêtés, et la journée part en validation. Rien ne se paie avant.
  4. Le règlement : espèces, paiement mobile ou virement, avec sa référence et une liste d’émargement signée. Même en espèces, la trace existe.
  5. L’imputation : le montant de la journée entre dans le coût du chantier, à côté des salariés.

Le statut d’un journalier qui revient chaque semaine dépend du Code du travail de votre pays : voyez-le avec votre conseil. La méthode, elle, vaut dans tous les cas : une journée non validée ne se paie pas, parce que ce serait payer des montants que personne n’a vérifiés.

Dans Weplanify, l’écart entre affectés et pointés se lit le soir même

Dans Weplanify, le planning affecte une personne ou une équipe entière à un chantier d’un geste, et un homme affecté sur deux chantiers le même jour est signalé avant publication ; les employés sans chantier apparaissent en tête de liste. Le mode de pointage se règle sur la fiche de chaque employé : géolocalisation avec le périmètre du chantier, QR code, ou pointeur pour l’équipe sans smartphone. Un pointage hors réseau est conservé puis envoyé. Chaque chantier a son écran du jour, avec les affectés, les pointés et l’écart ; la direction a un seul récapitulatif.

Les journaliers ont leur registre, avec photo et pièce si votre société l’exige, et la recherche par numéro évite le doublon. La feuille du jour affiche ce qui manque encore (« il manque encore 2 maçons »), puis la journée passe de « à valider » à validée, puis payée, avec le moyen et la référence du règlement. Le coût par chantier additionne les salariés au prorata des plannings, les journaliers et les dépenses, et le compare au budget de main-d’œuvre que vous avez fixé. Voir la page BTP et journaliers.

Questions fréquentes sur le pointage de chantier

Tous les ouvriers n’ont pas de smartphone : comment pointer ?

Par le pointeur : le chef d’équipe pointe pour son équipe depuis son téléphone, en cochant les absents ou en validant tout le créneau aux heures prévues. Ceux qui ont un téléphone pointent eux-mêmes ; le mode se choisit personne par personne.

Et quand il n’y a pas de réseau sur le chantier ?

Le pointage est conservé sur le téléphone et envoyé dès que la connexion revient ; il n’est pas perdu. Un rapport de chantier se remplit et se soumet de la même façon. Ce qui compte, c’est l’heure du pointage, pas l’heure de l’envoi.

Comment éviter de payer deux fois le même journalier ?

Un registre unique, où l’on retrouve la personne par son numéro de téléphone ou sa pièce avant de l’inscrire, et une seule venue par personne et par jour. Puis une validation de la journée avant tout paiement : c’est là que le doublon se voit, pas au moment de sortir l’argent.

Un chef de chantier peut-il corriger un pointage ?

Oui, mais avec un motif, et la correction garde son auteur et l’heure d’origine. C’est ce qui distingue une correction d’une réécriture. Un responsable peut aussi consulter sans corriger : il voit tout l’écran, seules les corrections lui sont fermées.

Peut-on connaître le coût d’un chantier sans attendre le comptable ?

Oui, si chaque journée, salarié ou journalier, est rattachée au chantier au moment où elle est enregistrée, et non reconstituée à partir de trois fichiers en fin de mois. Le comptable reçoit ensuite un export propre ; le pilotage reste sur le chantier.

Commencez par votre chantier le plus difficile

Lors d’une démonstration, nous montons son effectif, ses journaliers et son budget de main-d’œuvre, et vous lisez le coût réel d’une semaine, salariés et journaliers confondus.